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L'Archevêque de Lyon était en bonne place ce dimanche dans le cortège des "anti-avortement": Philippe Barbarin a défilé dans un cortège de plusieurs milliers de personnes - 3.100 selon la police, 20.000 selon les organisateurs. Cette manifestation, à Paris, était organisé à l'appel du collectif "En marche pour la vie" qui regroupe une quinzaine d'associations. Précision du diocèse ce lundi matin: contrairemernt à ce que nous annoncions, Philippe BARBARIN n'était pas au sein du cortège, mais il faiasit bien partie du comité de soutien....
La manifestation parisienne avait pour but de...
conduire à l’abolition de la loi Veil-Aubry: "une radicalité abrupte dans la revendication qui indispose encore nombre d’évêques français attachés à l’autonomie de la conscience et privilégiant le témoignage fraternel à la démonstration de force" souligne la revue Golias, basée à Lyon et qui se caractèrise comme "L'Empêcheur de croire en rond". Cette revue est dirigée par Christian TERRAS. La sixième édition de ce rassemblement de militants anti-avortement a eu lieu 35 ans jour pour jour après la promulgation de la loi Veil, qui a légalisé l'avortement en France. Des centaines de pancartes étaient portées par des manifestants avec des slogans tels que "Défends la vie", "Des lois pour la vie" ou "Défendre les bébés à naître". Quelques prêtres en soutane noire étaient dans le cortège. Le collectif organisateur réunit notamment les associations Etudiants pro-vie, SOS La vie, SOS Touts petits, La trêve de Dieu, Renaissance catholique, Promouvoir, Soignants porteurs d'espérance, Confédération des familles chrétiennes, SOS Maternité, Choisir la vie et Chrétienté Solidarité. Lyon a souvent été le théâtre de manifestations intégristes anti-IVG.
SOS Tout Petit est présidé par Xavier Dor, créateur des commandos anti-IVG dans les années 1980: jusqu'aux années 90, les militants s'enchainaient aux grilles des hôpitaux . Ces pratiques ont fait l'objet de lourdes condamnations: jusqu'à 18 mois de prison avec sursis. L'association organise depuis plusieurs années des réunions de prières, notamment à Lyon, devant l’Hôtel Dieu où étaient pratiquées jusqu'à présent les IVG. Brandissant des photos de foetus avortés, arrosant le trottoir d’eau bénite, pour tenter selon leur dire de « rechristianiser une société en pleine désintégration morale. » Face à ces intégristes, les associations comme le planning Familial réaffirme haut et fort que l’IVG est un droit fondamental. |